Les deux nigauds

Les Deux Nigauds est un roman de la comtesse de Ségur paru en 1863. Innocent et Simplicie Gargilier, âgés de 14 et 12 ans, vivent avec leurs parents en Bretagne, mais cela ne leur convient pas. Lassé de leurs supplications continuelles pour aller à Paris, M. Gargilier décide de les y envoyer pendant une saison pour qu’ils se rendent compte à quel point leur vie est agréable à la campagne. Il est entendu qu’Innocent ira en pension et que sa sœur sera confiée à Mme Bonbeck, sa tante. Prudence Crépinet, la bonne des enfants, doit les accompagner. Dès le début du voyage, les trois personnages accumulent les ennuis. Heureusement, ils rencontrent Boginski et Coz’, deux anciens militaires polonais qui vivent misérablement en France. Une fois arrivés à Paris, ils se rendent tous chez Mme Bonbeck qui héberge les deux étrangers, et comme convenu, Innocent rentre en pension. Dès les premiers jours de leur séjour à Paris, les deux adolescents regrettent d’y être venus. Ils sont tout d’abord constamment raillés du fait de leurs manières provinciales et de leur mauvais goût vestimentaire. Leur tante s’avère être une femme colérique, extravagante et violente, qui n’hésite pas à corriger Simplicie. Celle-ci, vaniteuse et coquette, pense rendre jalouses les autres fillettes, par ses tenues ridicules qui ne font que lui attirer des moqueries. Innocent n’est guère plus heureux. Il devient le souffre-douleur de ses camarades dès le premier jour. Il est isolé, et les autres garçons n’hésitent pas à le voler ou à le battre. Ne supportant plus la violence de Mme Bonbeck, Simplicie, Prudence et Coz’ s’enfuient de chez elle. Ils demandent la permission de retourner chez eux, accompagnés d’Innocent, permission que M. et Mme Gargilier donnent sans hésiter quand ils prennent connaissance des mésaventures de leurs enfants. Boginski finit par lui aussi les rejoindre.